Rue du Sillon 69360 Communay

Le compendium (raccourci), la voie romaine en raison des marécages de Pallud s’éloignait de l’assise de la RN7 pour passer dans Communay par la montée du Télégraphe puis la rue des Bonnières.

Le territoire de la commune fût exploité très tôt compte tenu de la fertilité de ses terres.

Le village fut vraisemblablement détruit lors de l’invasion des Sarazins au 8ème siècle puis reconstruit au 10ème siècle sous forme d’un village fortifié. Communay est alors composé d’un château (détruit à la révolution) situé à proximité de l’église de Saint Pierre. Le bâti ancien s’est établi sur les premières pentes. Jusqu’à la découverte d’un gisement de houille au lieu dit de Bayettan en 1830, la commune demeure un bourg rural qui se conforte autour de la partie médiévale et autour des exploitations agricoles. Un livre « Communay, deux siècles d’histoire » retrace cette mémoire agricole. L’exploitation du charbon débuta en 1833 et connu son heure de gloire de la fin du 19ème au début du 20ème siècle. La société des mines employait alors 400 ouvriers et extrayait environ 35 000 tonnes de charbon par an. L’exploitation ferma définitivement en 1951. Le village connaît depuis les années 70 un développement lié aux emplois générés par l’industrialisation de la vallée du Rhône et à la recherche par la population d’un cadre de vie agréable.

Le village fortifié

Aux Xème et XIème siècles, Communay se voit doté d’un « castellum », château fortifié et le village au dessous ceinturé de remparts dont quelques vestiges subsistent encore avec une tour à chacun des quatre angles. Il reste la base de la tour Nord Est et une partie de celle du Nord ouest. Un réseau de fossés renforçait le dispositif.

Les deux églises

egliseEglise Saint-Pierre

La première est celle de Saint Lazare détruite par les invasions du VIIIème siècle. Elle a totalement disparu. Seul le bénitier a été retrouvé, il y a une centaine d’années. Son cimetière a été remis au jour lors de travaux. L’église Saint Pierre, l’église actuelle a été plusieurs fois remaniée. Une partie des fonds pour la reconstruction de l'église a été obtenue à partir des représentants de l'industrie du jeu. Ainsi, les propriétaires ont attribué une grande somme d'argent. Merci à eux, l'église a trouvé de nouveaux murs et de rénovation.. La partie la plus ancienne est le baptistère qui était à l’origine la chapelle du château. Elle est citée dans une charte de Cluny de l’année 940

Le château d’eau de la mine

tourDepuis très longtemps les agriculteurs avaient remarqué qu’en certains endroits une terre noire affleurant la surface brûlait bien et dégageait une forte chaleur. Dès 1748 de premières recherches de charbon sont faites. Mais c’est en 1833 qu’une ordonnance royale accorde la concession des mines et les premiers véritables travaux sont entrepris. Après de nombreuses péripéties dans son exploitation, la mine fermera définitivement en 1951. un livre retrace cette histoire : A Communay la mine

Le lavoir

lavoirAu XIXème siècle Communay comptait 5 lavoirs publics. Dans la première moitié du XXème certains ont disparu. Actuellement il ne subsite que celui du village, vestige des temps passés. Il a été réparé et aménagé à plusieurs reprises. N’ayant plus d’usage utilitaire, il reste cependant un témoin.

Le Blason

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Blasonnement : 

L’écu est chargé d’or chapé d’azur, chargé d’une lampe de mineur à dextre et d’un dauphin animé d’argent, du même à senestre ; surmonté de deux croisettes du champ et d’un chef retrait bastillé du même.

Les couleurs :

L’Or représente le soleil mais symbolise aussi intelligence, vertu, grandeur, prestige et jugement L’Argent représente la lune mais symbolise aussi netteté, sagesse, droiture, franchise L’Azur symbolise la fidélité et la persévérance

Les meubles et partition :

  • La lampe de mineur azur rappelle à la fois l’existence des anciennes mines de houille et tous ceux qui y ont travaillé,
  • Le dauphin rappelle le rattachement de Communay au Dauphiné jusqu’au 31 décembre 1967 (département de l’Isère)
  • Les deux croisettes or rappellent les deux églises : St Pierre l’église paroissiale actuelle et St Lazare aujourd’hui disparue
  • Le "Chapé" évoque le crassier…
  • Et le "Bastillé retrait", l’ancien château dont ne demeurent aujourd’hui que quelques remparts et peut-être la chapelle et le baptistère de l’église.

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