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Alors que le nombre de cas de grippe aviaire dans la faune sauvage migratrice ne cesse de croître en Europe, le Ministère de l'Agriculture a relevé le niveau de risque de "modéré" à "élevé" dans certains départements, dont le Rhône. Des mesures de prévention sont imposées afin de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination.

Depuis la confirmation du premier cas positifs dans l'avifaune sauvage au virus influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N8 (parfois appelée "grippe aviaire") le 23 octobre 2020 aux Pays Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croitre en Europe. A la date du mercredi 3 novembre à 18h00, les autorités compétentes ont confirmé dans l'avifaune libre 15 cas aux Pays Bas et 13 cas en Allemagne. Egalement deux foyers d'IAHP en élevages ont été confirmés aux Pays Bas, mais également au Royaume Uni. Tous les cas (en dehors du cas britannique) sont situés en bordure des mers du Nord et Baltique, ce qui est cohérent avec un couloir de migration.

Au vu de cette situation fortement évolutive indiquant une dynamique d'infection aux virus IAHP liée à la faune sauvage migratrice située dans un couloir actif de migration qui traverse la France, le Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation a décidé, après concertation avec l'ensemble des opérateurs des filières concernées et de la Fédération nationale des chasseurs, de relever le niveau de risque de "modéré" à "élevé" dans les départements situés dans les deux principaux couloirs migratoires traversant le territoire, dont fait partie le département du Rhône. L'arrêté signé le 4 novembre, a été publié au JORF du 5 novembre 2020, et entrera en vigueur ce même jour.

Les mesures induites par le niveau de risque "élevé", imposées dans les zones à risque particulier (ZRP), sont définies par l'arrêté ministériel du 16 mars 2016, et désormais applicables à l'ensemble des communes du département. Ces mesures comprennent : 

  • la claustration des volailles (enfermement) ou la protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs, y compris pour les oiseaux détenus en basse-cours par des particuliers ;
  • l'interdiction de l'organisation de rassemblements et la participation des volailles originaires des zones concernées dans les zones au risque « négligeable » ;
  • l'interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes ;
  • l'interdiction de l'utilisation d'appelants. 

De plus, les mesures suivantes sont applicables dans toutes les communes :

  • la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux ;
  • l'interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France ;
  • la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet

Ces mesures de prévention ont pour but de protéger les volailles domestiques d'une potentielle contamination qui aurait des conséquences désastreuses pour les échanges et exportations d'animaux vivants et de viandes de volailles. Elles engendreront des contraintes fortes principalement dans les filières exclusivement en plein air (volailles grasses, sous signe officiel de qualité). Des aménagements des cahiers des charges notamment pour les productions sous signe de qualité officiel seront temporairement nécessaires.

Le retour à un niveau de risque "modéré", en l'absence de foyer ou de cas, pourrait intervenir en janvier, après la fin des migrations si le contexte sanitaire le permet.

 

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